L'Institut d'études sur la justice,

L'Institut d'études sur la justice, " créé avec le patronage de la Fondation Emile Bernheim, le 1er janvier 2000, a pour but de promouvoir la réflexion concernant la mission et le fonctionnement de la justice en développant des échanges non seulement entre les praticiens du droit (magistrats, avocats, juristes d'entreprises, ...), mais également le monde universitaire, les sociologues, les économistes, les philosophes, les journalistes et les représentants de la société civile entendue au sens large " (extrait des statuts de l'a.s.b.l.).

En soutenant la création de l'Institut, dont le premier président fut Pierre Lambert, la Fondation Bernheim prenait sa part dans le défi : restituer au citoyen sa confiance dans le système judiciaire. La Fondation Bernheim, libre de toute sujétion au pouvoir, à une hiérarchie, ou à quelqu'idéologie que ce soit, a pu garantir par son support l'envol, l'épanouissement et la totale indépendance de l'Institut d'études sur la justice.

Sous la présidence de Jacques van Compernolle, son objectif n'a pas varié : faire entendre une voix absolument libre, réfléchie, raisonnée, forte, influente pour améliorer, à tous les niveaux, les règles du jeu judiciaire. Mais le citoyen, qui est le seul à donner sa légitimité à l'Institut, attend aussi de lui, par les initiatives qu'il prend, une aptitude à aller à contre-courant, à refuser la pensée convenue tellement présente, à refuser les pièges de l'immédiateté, à s'écarter des idées ressassées et à remettre en question les attachements symboliques. L'Institut devient ainsi le lieu d'où peut s'élancer l'action. On l'a vu à l'occasion, par exemple, de la proposition de loi organisant la révision de la condamnation en matière criminelle et la requête civile à la suite d'un arrêt de la Cour de Strasbourg constatant la violation de la Convention des droits de l'homme. Cette initiative a été la conséquence directe de la table ronde qui avait été organisée par l'Institut sur le sujet.

Depuis le 1er juillet 2007, la charge de la présidence est assumée par Pierre Corvilain, avocat au barreau de Bruxelles et ancien président de l’O.B.F.G. (Ordre des barreaux francophones et germanophone).

Un nouveau projet est actuellement mis sur pied : le rapport de confiance entre les citoyens s'organisant souvent à l'occasion de faits divers, des médias à sensation peuvent en faire une analyse qui occulte les principes, les valeurs et les règles qui régissent une institution judiciaire en démocratie. Or, dans notre pays, et contrairement à ce qui se passe ailleurs, les juristes de haut niveau ont eu, jusqu'ici, une certaine répugnance à s'impliquer dans le débat que suppose l'actualité judiciaire. L'idée du nouveau projet consiste à mettre en œuvre un site interactif contribuant à combler le fossé entre l'opinion publique et la Justice, en donnant les clés d'une lecture correcte des événements, tout en prenant en compte ce qu'il peut y avoir de légitime dans les réactions qui s'expriment. Le projet se situe clairement dans la perspective du développement d’une citoyenneté responsable sur les questions de la Justice et du droit. L’accès à ce site est gratuit et aisé. Il se compose d’un volet « Dossiers d’actualité »  et d’un volet « Courrier des internautes ».